Daniel Jolivet, innocent incarcéré durant 33 années depuis 1992 pour 4 meurtres, preuves dissimulées par Claude Riendeau, un ex-policier trafiquant etc
33 ans de prison
Daniel Jolivet,accompagné de son avocat Nicholas St-Jacques, présente aux médias la lettre du ministre Sean Fraser. Pierre-Paul Poulin
Erreurs judiciaires ou manipulations des preuves par des policiers….
Daniel Jolivet - Je suis passé par toute la gamme des émotions : les pleurs, les rires, les tremblements, tout », a-t-il mentionné en essuyant ses larmes, vendredi midi, devant le palais de justice de Montréal.
Daniel Jolivet - t en main la lettre du ministre fédéral de la Justice, Sean Fraser, ordonnant un nouveau procès.
Celui-ci a confirmé avoir « des motifs raisonnables de conclure qu’une erreur judiciaire s’est probablement produite ».
« C’est un moment de joie, un moment de bonheur, mais un grand moment pour la justice également », a affirmé son avocat, Me Nicholas St-Jacques.
En décembre 2025, Daniel Jolivet est ressorti du même palais de justice comme un homme libre pour la première fois en 33 ans.
Daniel Jolivet aura droit à un nouveau procès: «Je veux être reconnu non coupable, je suis non coupable»
Innocence réclamée, justice
L’homme de 68 ans était détenu depuis 1992 pour les meurtres de deux trafiquants de drogue et de deux jeunes femmes, abattus lors d’un règlement de compte à Brossard.
Malgré sa condamnation à la prison à vie et des revers jusqu’en Cour suprême du Canada, Daniel Jolivet a toujours clamé son innocence.
Au fil des années, ses avocats du Projet Innocence Québec ont monté un dossier pour prouver qu’il était en fait la victime d’une erreur judiciaire.
Daniel Jolivet était depuis en attente de la décision finale du ministre Fraser, une période de plus en plus difficile pour lui.
« Je n’étais plus capable. [...] Ce n’était pas rose, ça me roulait tout le temps dans la tête », a-t-il affirmé, visiblement toujours affecté par la situation.
Libéré sous caution
Deux avocats qui s’étaient porté garants de Daniel Jolivet avaient même jonglé avec l’idée de retirer leurs cautions, puisqu’ils n’arrivaient plus à assurer un suivi auprès de lui, ces dernières semaines.
« C’est un très gros morceau qui vient de s’enlever des épaules de Daniel.
Je pense que ça va l’aider à se rétablir », a souligné Me St-Jacques aux nombreux médias sur place.
Daniel Jolivet avec son avocat Nicholas St-Jacques, devant le palais de justice de Montréal. Pierre-Paul Poulin entrevue avec Le Journal de Montréal
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) étudiera le dossier dans les prochaines semaines.
Trois options s’offrent à lui : tenir un nouveau procès, demander un arrêt des procédures ou déclarer ne plus avoir de preuve à offrir et ainsi suggérer au juge de prononcer un acquittement.
Daniel Jolivet - Je veux être reconnu non coupable, je suis non coupable », a martelé.
Plusieurs témoins qui avaient été entendus lors du premier procès sont aujourd’hui décédés.
Mon questionnement personnel concernant l’ex-policier Claude Riendeau
L’ex-policier déchu Claude Riendeau, qui affirmait avoir reçu des aveux de Daniel Jolivet, a rompu son contrat de délateur.
Ce qui n’est pas dit inscrit sur les médias, journaux, informations manquantes etc.
Ce que je viens de trouver informations manquantes
Qui est-il ? Claude Riendeau- est un ancien policier devenu criminel (trafiquant de drogue et d'armes) délateur, c’est-à-dire un honnête citoyen et informateur de police.
Voici les réponses concernant Claude Riendeau et non divulgué au procès ainsi que les médias
En quoi Claude Riendeau est-il lié à ces quatre meurtres ?
De policier à criminel : Riendeau a été policier à Boucherville entre 1975 et 1978 avant de quitter son poste. Il a ensuite sombré dans le crime organisé (vols à main armée, usure, trafic de cocaïne et d'armes) sous l'influence de son mentor Michel « Mike » Blass.
Le lien avec les victimes : Les quatre meurtres de 1992 s'inscrivaient dans un contexte de règlement de comptes lié au trafic de drogue. Riendeau baignait directement dans ce milieu et effectuait des transactions de stupéfiants impliquant les mêmes cercles.
Le contrat de délateur : Pour éviter de lourdes accusations criminelles dans d'autres dossiers, Riendeau a collaboré avec la police.
En échange d'une rétribution financière, d'une cure de désintoxication et d'une nouvelle identité, il est devenu le témoin-clé de l'accusation.
Les accusations de fabrication et de dissimulation de preuves
Le verdict contre Daniel Jolivet s'est effondré au fil des ans à la suite des démarches du Projet Innocence Québec et des révélations contenues dans le livre Le Douzième juré :
Faux aveux inventés : Riendeau avait juré au procès que Jolivet lui avait confessé les meurtres lors d'un déjeuner dans un restaurant le lendemain des crimes. Les relevés téléphoniques de Jolivet, obtenus bien plus tard, démontrent que cette rencontre était matériellement impossible.
Preuves cruciales cachées par l'État : Daniel Jolivet a présenté et démontré que la police et la Couronne ont délibérément omis de transmettre à la défense des preuves cruciales qui contredisent la version de leur délateur vedette
Rupture de contrat : Claude Riendeau a par la suite rompu son contrat de délateur.
Les autorités (le Directeur des poursuites criminelles et pénales) ont finalement reconnu que le premier procès n'avait été ni juste ni équitable.
M. Daniel Jolivet a pu sortir de prison en attente de la révision complète de son dossier.































