Hells Angel Des criminels « d'honneur » volant au secours de la Constitution Canadienne Sortez les mouchoirs, mesdames et messieurs, car l’heure est grave.
Nos fiers motards, nos indispensables Hells Angels — ces grands incompris, ces hommes « d’honneur » qui ne gèrent, rappelons-le, que de petites entreprises familiales de trafic d’armes, d’extorsion et de stupéfiants — sont profondément blessés dans leur amour-propre.
Leur honneur bafoué s'est affiché cette semaine sur un abribus en plein centre-ville de Rawdon, juste devant des élèves du secondaire.
Un immense logo à tête de mort ailée accompagné d'un manifeste philosophique écrit avec les pieds :
« Même si vous nous empêcher de ns affichées ont est là pour rester... »
Un attentat à la fois visuel et orthographique. Quand on est un homme
« D’honneur », on ne s'embarrasse visiblement pas des règles de grammaire.
Après tout, pourquoi accorder un participe passé quand on préfère régler ses comptes à coups de batte de baseball ?
Mais le plus grandiose, le summum de l'hypocrisie, c'est de voir ces caïds de la route se transformer soudainement en constitutionnalistes au grand cœur.
Privés de leurs écussons et de leurs vestes de cuir par le gouvernement, les voilà qui pleurent, enragés et frustrés, dans les jupes de l'État de droit.
Eux, dont la charte interne se résume généralement à la loi du plus fort et au silence des cimetières, les voilà qui brandissent —
tenez-vous bien — la Charte canadienne ainsi que la Charte québécoise des droits et libertés !
C’est d'une beauté poétique absolue. Ces messieurs qui bafouent le Code criminel avant le petit-déjeuner réclament maintenant le respect sacré de leur
« Liberté individuelle ».
On croit rêver. Imaginez la scène devant les tribunaux :
« Votre Honneur, interdire nos couleurs viole notre liberté d'expression ! Par contre, brûler la voiture du rival d'en face, ça, c'est juste de la saine concurrence d'affaires. »
Aux dernières nouvelles, les hauts gradés sous serment de l'organisation affirment que ce vandalisme analphabète à Rawdon n'avait pas leur approbation.
Ouf, nous voilà rassurés.
Les Hells ont encore un standing, réputation à tenir, à maintenir pour ne pas être les risées de leurs supporteurs clients, politicien, policier, chef de bande avocats etc
Pas question de laisser des amateurs détruire leur réputation d'hommes d'honneur... avec des fautes d'orthographe aussi criminelles que leurs propres activités.






Aucun commentaire:
Publier un commentaire