Québec - Notre souveraineté numérique a été remise dans les mains des américains de Donald Trump celle-là, est passée presque inaperçue dans nos médias.
La sélection de la firme américaine Epic Systems pour le Dossier santé numérique (DSN) a été annoncée par le gouvernement du Québec le 25 août 2023.
Le contrat définitif a été paraphé peu après, la signature étant mentionnée comme finalisée au début du mois de janvier 2024.
Signé par le ministre Christian Dubé
Le contrat, estimé à 1,5 milliard de dollars sur 15 ans (dont 533 millions $ pour la phase pilote), a fait l'objet de discussions au sein du conseil des ministres et sous la surveillance du Conseil du trésor, le premier ministre François Legault ayant récemment évoqué des « conséquences néfastes » pour les signataires face aux problèmes de gestion du contrat
Nos données médicales numériques emprisonnées chez les américains au Québec,
Au Québec nous faisons confiances à Donald
Maudit que nous sommes une gang de cruches
Mais Québec laisse les champs libres à EPIC.
C’est qu’en vertu du Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act (CLOUD Act) des États-Unis, une « entité gouvernementale » de n’importe quel pays devra dévoiler toutes les communications électroniques sur demande américaine
Et ce, même si les données sont hébergées à l’étranger, dans les serveurs d’Epic à Montréal et à Toronto
Le déploiement du Dossier santé numérique (DSN) au Québec, géré par l'entreprise américaine Epic Systems, soulève des inquiétudes majeures concernant la souveraineté des données, bien que ces dernières soient hébergées physiquement au Canada.
Le gouvernement québécois a confirmé que les données médicales sont stockées sur des serveurs situés à Montréal et Toronto.
Les renseignements personnels des Québécois se retrouveront entre les mains d’intérêts américains dans le cadre de la numérisation de la santé, au géant Epic Systems.
Après avoir attribué à des compagnies américaines les deux plus importants contrats de transformation du système de santé, le gouvernement Legault cherche désormais une façon de s’en sortir
Trop tard le contrat est signé
En plus des risques de voir le budget du projet doubler pour atteindre plus de
3 milliard de dollar US$ et les auditeurs analysent les menaces pesant sur les données personnelles des Québécois,
Les autorités américaines ont donc tout le loisir d’exiger qu’elle lui remette ses données.
Avez-vous envie que vos données médicales soient entre les mains de l’administration Trump? Le secrétaire à la Santé est assez illuminé pour interdire le Tylenol aux femmes enceintes ou bien l’avortement au Canada.
Qui sait s’il ne sera pas saisi d’une lubie sur les dossiers médicaux stockés aux États-Unis?
Encore mieux, à l’ère de l’imputabilité dont se réclame le gouvernement Legault, qui sera imputable pour une brèche dans nos données?
Pas de plan B
Le pire, c’est que Québec aurait dû connaître le risque. Le CLOUD Act a été adopté en 2018, six ans avant le contrat avec Epic Systems!
On oserait croire qu’au ministère de la Cyber sécurité et du Numérique, il y a au moins un ou deux fonctionnaires qui se préoccupent de souveraineté numérique.
Nous sommes endormis au chloroforme
Mais non, on vient de se réveiller.
Santé Québec cherche une solution, nous dit-on pour nous rassurer. Il est trop tard
Est-ce que quelqu’un s’imagine vraiment que l’administration Trump est encline à négocier sur un enjeu aussi stratégique?
La souveraineté des données numériques est le nerf de la guerre de notre époque. Peu probable que les États-Unis soient d’humeur à créer une brèche dans la forteresse qu’ils ont hérité
Avez-vous un scoop à nous transmettre?
Oui! Nos gouvernants sont de vrais cruches universitaires de tous amalgames.
Et plusieurs Québécois sont des cornichons vinaigrés





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