Séréna Royer, Hélène Paraire et Brigitte ces professeures dénonce les raisons de surqualification, les commissions scolaires à Montréal priorisent les nivellements bas et vous êtes au Québec
Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys plusieurs professeures dénoncent les raisons de surqualifiées, alors que le nombre d’enseignants non qualifiés ne cesse d’augmenter.
Surqualifiée» pour enseigner: des profs qui ont leur brevet dénoncent la gestion «déconnectée» des ressources humaines
Elle a pourtant son permis d’enseigner, 20 ans d’expérience et un doctorat en sciences de l’éducation
Séréna Royer «Ça n’a aucun sens comment les ressources humaines sont gérées. [...] Il y a un grand ménage qui pourrait être fait», dit Séréna Royer, 43 ans et lui ont suggéré de postuler comme femme de ménage.
Pendant ce temps, des professeures qualifiées se font bouder par certains centres de services scolaires (CSS).
Mme Séréna Royer a fait un baccalauréat en enseignement et détient son permis depuis 2005. Elle a 20 ans d’expérience en enseignement du français au secondaire, dont 15 ans dans le même CSS à Vaudreuil.
Séréna Royer, qui a un doctorat en sciences de l’éducation en plus de son brevet d’enseignante, s’est fait répondre qu’elle était «surqualifiée».
Elle enseigne maintenant au Collège Villa Maria.
Détonnant un doctorat en sciences de l’éducation de l’Université de Sherbrooke et enseigne également aux futurs professeurs à l’Université de Montréal comme chargée de cours.
Aucun retour
Mme Royer appliquant au poste de professeur des écoles et tout simplement recalée parce qu’elle est surqualifié Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys à ville Saint-Laurent(CSSMB) en 2018, depuis elle a envoyé à maintes reprises son CV et Mme Royer n’a pas même eu des accusés de réception.
Au début de juin 2022, Mme Royer a réappliqué sur la plateforme «Répondez présent». N’ayant pas de retour deux semaines plus tard, elle a donc pris le téléphone pour tenter de «parler à un être humain et non pas à une machine froide sans âme et qui ne comprend rien».
Elle se serait alors fait dire par le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys à ville Saint-Laurent(CSSMB) qu’elle était «surqualifiée».
Nos administrateurs du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys à ville Saint-Laurent(CSSMB) nous préférons les incompétents, pour ne pas frustrer les autres enseignants en poste qui se dirait racisées
Donc nous avons d’avis commun de vous refuser comme candidate à ce poste car nous ne voulons aucunement blesser qui que ce soit ainsi que leur orientation
Mme Royer ne comprenait pas pourquoi elle voulait enseigner au secondaire étant donné les «conditions peu avantageuses», rapporte-elle, stupéfiait
Au Québec nous privilégions les incompétents, les sans allures, les pourris qu'utilisent sans cesse des ressources gouvernementales, retraite, syndicat etc.
C’est méprisant
C’est suite à ce coup de fil qu’elle a pu finalement obtenir un contrat en vue de la rentrée 2022.
Vos qualifications sont rejetés et non avenue dans nos écoles
Un autre cas de mépris envers Mme Hélène Paraire, 58 ans surqualifiée et trop âgée
«Mais dans quel système sommes-nous?», s’indigne Hélène Paraire, 58 ans, une enseignante légalement qualifiée qui a été boudée par le Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) cet automne.
Le 8 octobre dernier, elle a reçu un courriel l’informant que sa candidature n’était pas retenue surqualifié «J’étais estomaquée», avoue-t-elle.
Mme Paraire a obtenu son permis en 1990 et a enseigné le français langue seconde au secondaire pendant 10 ans.
Début 2024, elle a enseigné à des adultes dans le secteur communautaire. Elle précise n’avoir aucun avis disciplinaire à son dossier. Elle a donc contacté le CSSDM pour avoir des explications.
«On m’a dit que j’avais démontré de bonnes qualités et que j’avais la réussite des élèves à cœur.» Mais on lui a reproché une «non-actualisation» de ses compétences, un peu comme si elle n’était «plus à jour».
Et ce, même pour faire de la suppléance.
«C’est ridicule. Ils se plaignent constamment qu’ils sont à court de remplaçants.»
«Le système ne veut plus de moi», a-t-elle conclu.
Le gouvernement a pourtant misé sur des campagnes ou des incitatifs pour tenter de ramener les profs retraités dans les classes dans les dernières années.
De son côté, le CSSMB indique ne pas pouvoir commenter les dossiers de candidature.
Quant au CSSDM, Alain Perron du service des communications indique que la candidate n’avait pas réussi son processus d’embauche, c’est-à-dire son entrevue, précise par courriel Silence radio au public, et postuler r au privé
Brigitte Une telle - Nom fictif. Elle préfère garder l’anonymat parce qu’elle ne veut pas se mettre à dos son CSS, où elle espère encore faire des remplacements.